Les femmes sous le régime de Vichy

« Travail, famille, patrie » tel est la devise du Régime de Vichy. Dans cette devise, la femme occupe une place très importante puisque son rôle est de maintenir et gérer sa famille.

      Pétain, à travers son idéologie, renvoie la femme à sa « fonction primaire ». Son rôle est ainsi de s’occuper de ses enfants et de faire perdurer sa génetique. Ainsi, c’est un réel retour en arrière. La journée typique d’une femme est de rester à la maison pour s’occuper des enfants, faire le ménage et la cuisine.

Pour empêcher les femmes de sortir de ce schéma, le gouvernement de Vichy crée des lois afin d’interdire plusieurs choses : 

Le 11 octobre 1940, les femmes sont interdites d’être embauchées.

Le 15 février 1942, l’avortement est considéré comme « un crime contre la sûreté de l’Etat ».

Le 2 avril 1941, la loi interdit de divorcer avant 3 ans de mariage.

Fort heureusement, la fin de la guerre cessa cette idéologie en gardant comme souvenir la « Fête des mères »

Portrait de Simone Veil

Durant la Seconde Guerre mondiale, Simone Veil est déportée à l’âge de 16 ans dans le camp d’extermination d’Auschwitz car elle est juive. Elle y perd des membres chères dont sa mère, son frère et son père, mais s’en sort indemne.

Durant le quinquennat de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil est élu « ministre de la Santé ». Elle assume donc la lourde tâche de légaliser, mais également d’encadrer l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Elle apparaît alors comme un symbole du féminisme et sa popularité est au point culminant.

En 1979, elle est élue « Présidente du Parlement européen ». C’est la première femme à occuper ce poste.

Simone Veil enchaîna ensuite les postes les plus hauts comme « ministre d’Etat », « ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville », …

Cependant, en tenant compte de notre sujet, il est important de surligner que Simone de Beauvoir a permis une libération de la femme et a permis aux femmes de décider d’avoir un enfant et non plus de le subir.

Elle a montré au grand jour une hypocrisie qui cachait les nombreux avortements clandestins qui consistaient à : 

– Avaler des grandes quantités de médicaments comme de la nivaquine
– Se porter des coups sur le ventre,  le serré très fort
– S’injecter dans l’utérus des produits dangereux comme de l’eau de Javel
– S’enfoncer dans le vagin des objets pointu
La décision de Simone Veil a donc été un soulagement pour beaucoup de femmes

« Être électrice et éligible »

Le droit de vote des femmes n’a pas été facile à obtenir en France. Il est le résultat d’une longue bataille menée par les militantes.

En effet, la place occupée par les femmes dans la Résistance et au second plan a été indispensable à la victoire de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les femmes réclament de droit de vote et leurs implications durant la guerre incita le Général de Gaulle à accorder plus de droit aux femmes et notamment le droit de votes. La France est l’un des pays où les femmes ont obtenus le droit de voter le plus tardivement.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative d’Alger adopte une nouvelle loi autorisant les femmes à être “électrices et éligibles” avec 51 voix pour contre 16 voix. Cela signifie qu’elles peuvent voter mais également se faire élire

Le 21 avril, le Général de Gaulle rédige l’article 17 d’une Ordonnance qui prévoit que la femme est électrice et éligible dans les mêmes conditions que l’homme.

Un an plus tard, le 20 avril 1945, les femmes peuvent appliquer pour la première fois cette loi en votant lors des élections municipales. 12 millions de femmes allèrent voter ce jour-ci.

La loi permet également à une femme d’être éligible. C’est ainsi que le 24 décembre 1946 les femmes entrent au Sénat. Sur un total de 314 sièges, seul 21 sont occupés par des femmes soit 5.5% de l’ensemble des sénateurs. En 2001, les femmes occupaient 35 sièges, soit 11%. Aujourd’hui, elles en possèdent 110 soit 31.8%. L’égalité se fait donc progressivement et n’est pas total, aujourd’hui encore.

source : Insee, Sénat

Le sénat n’est pas la seule institution où les femmes restent en minorité. A l’Assemblée Nationale par exemple, les femmes sont sous-représentées. Cependant, les inégalités se réduisent également peu à peu.

source : Insee

Le droit de voter et à être éligible est d’une importance majeur puisque cela a permis aux femmes de participer activement à la vie politique du pays et donc de faire évoluer les droits des femmes.

 

L’avis de plusieurs personnes

Nous pensons qu’inviter des personnes de différents milieux sociaux, âges et sexes à partager autour de l’égalité  entre les hommes et les femmes est important car cela permet de relever des points de vues différents et de se forger son propre avis. Nous avons donc interrogé plusieurs personnes. Voici les interviews que nous avons jugées les plus pertinentes.

Les interviews ont été réalisées à Enghien-les-Bains et à Saint-Prix par l’ensemble du groupe.

En analysant les réponses, on remarque que chaque individu est conscient que le problème persiste entre l’égalité homme/femme. On remarque également que le schéma familial n’est pas forcément vue comme un partage des tâches équitable. Certains préfèrent une famille matriarcale, d’autres préfèrent partager les tâches en fonction des compétences de chacun. Nous avons observé également que le point de vue diffère beaucoup en fonction de l’âge. Comme l’explique les deux femmes, anciennement, il était normal pour la femme d’être au service de son mari. Elles expliquent également que leurs longues études leur ont permis de sortir de ce schéma de soumission à l’homme.

 

La conquête de la politique en France par les femmes

(ndlr : cet article est général et ramène vers des articles sur des sujets plus spécifiques qui traitent en profondeur des parties du texte ci-dessous.)

Au Moyen-Âge, la femme était très présente dans la vie politique. Cette égalité a été contestée par la Monarchie. Notamment par le roi d’Espagne, Phillipe IV qui, rédigeant les lois autour de la succession de ses enfants, définit la femme comme ne pouvant avoir un rôle politique. Heureusement, la Révolution apporte une rébellion des femmes qui se battent pour qu’elles aient une place dans la vie politique.

Au XXème siècle, la femme commence peu à peu à avoir une place solide dans les différentes institutions politiques tels que le Sénat ou l’Assemblée Nationale. Les guerres apportent cependant de nombreux changements. C’est le cas de la Seconde Guerre Mondiale qui amène au pouvoir le régime de Vichy, un régime autoritaire et totalitaire. Un régime totalitaire est un régime politique dans lequel un parti unique détient la totalité des pouvoirs et ne tolère aucune opposition. C’est le monopartisme. Ce régime dirigés par le Maréchal Pétain, renvoie à travers de nombreuses lois la femme à ses “fonctions primaire”. Ainsi, un quelconque rôle de la femme en politique est donc inenvisageable. La fin de la Seconde Guerre Mondiale et de ce régime change donc radicalement les choses. C’est ainsi que les femmes obtiennent le 21 avril 1944 le droit de voter. A partir de ce moment, la femme peut donc participer à l’élection du président, mais elle ne participe donc qu’indirectement à la politique de son pays, les politiciens restent très majoritairement masculins, avec une évolution faible observé au cours des années.

Cette évolution a pus être permise par des lois assurant l’équité des de sexes dans le domaine, comme l’article 3 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui “garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme”. L’accès à la politique est donc incontestable pour les femmes. C’est ainsi qu’en 1947, Germaine Poinso-Chapuis est nommée la première femme ministre, dans le domaine de la “Santé publique et population”.

Après cela, quelques politiciennes se succèdent sans avancés ou événements notable. Cependant, l’année 1974 est un tournant majeur dans la conquête de la politique par les femmes. En effet, c’est cette année qu’est élu le président Valéry Giscard d’Estaing. Cet homme souhaite moderniser la politique. Il dit entendre les revendications des femmes. C’est ainsi qu’il nomme des femmes ministres, comme Simone Veil à la santé. Cette même année est alors crée le “Secrétariat d’Etat à la condition féminine” occupée par Françoise Giroud. Elle y lance “cent une mesures en faveur des femmes”. Après cela, elle décida de quitter le pouvoir car elle ne souhaitait pas faire “figuration”. Elle a fait ce qu’elle souhaitait faire.

Aujourd’hui, de nombreuses femmes participent en politique et l’avancée est certaine. En théorie, elles peuvent autant exercer une fonction politique qu’un homme. Cependant, dans les faits, le monde politique est très masculin. Cela est explicable par plusieurs raisons. D’abord, les fondamentaux de la politique ont été faites par des hommes. Les femmes se sentent généralement exclues de ce monde majoritairement masculin. De plus, les valeurs transmises de générations en générations sont parfois machistes. L’idée que la politique est réservées aux hommes reste très ancrées dans certaines familles. De plus, dans certains parties, les hommes préfèrent élurent d’autres hommes au primaire. C’est notamment pour cette raison que la lois instaure un quota homme/femme dans les parties comme le préconise la loi du 6 juin 2000 qui oblige les parties politiques à présenter autant d’homme que de femme lors des scrutins de listes avec un écart toléré de 2% maximum. Cette lois instaure également un système de retenue financière s’ils ne respectent pas la parité.

Comme nous l’avons vu précédemment, il y a eu une évolution dans la part des femmes présentes aux politiques grâce aux lois mais également aux mentalités qui tendent à changer. C’est ainsi qu’en 2012 l’Assemblée Nationale comprenait 26.9% de femmes. En 2017, elles en comptaient désormais 38.7%, soit une croissance de 11.8 points de pourcentage selon une étude de l’INSEE. De même, en 1952, les femmes représentaient 2.5% des sénateurs. En 2017, elles en représentaient 29.2% soit un écart de 26.7 points de pourcentage selon la même étude. Cette croissance tend à croire que la parité en politique pourras être atteinte dans quelques années.

L’évolution de la place des femmes en économie

La condition de la femme au fil des siècles a énormément changé, amenant une évolution dans beaucoup de domaines, comme en économie ou au sein de sa liberté sexuelle. Au XXème siècle, les tournants de la Seconde Guerre Mondiale vont modifier  les mœurs et permettent une nouvelle vision de la place de la femme en France et plus globalement dans le monde. Lors du deuxième conflit mondial, le manque de mains d’œuvre se fait ressentir, les femmes vont donc avoir un rôle précieux dans ce conflit, un rôle de pilier. Ce dernier va permettre aux femmes d’assurer l’économie de leur pays, mais également de voir l’importance de la femme dans différents domaines qui permettra la mixité dans les écoles dans les années 1960.

La Seconde Guerre Mondiale : précurseur dans l’importance des femmes

D’abord, entre 1939 et 1945 les femmes vont participer à l’effort de guerre, en étant un soutien pour les soldats au front et en travaillant à la place que les hommes occupaient dans les usines, ou dans les champs. Contrairement à la Première Guerre Mondiale, le métier d’infirmière n’est plus le seul accessible dans le domaine militaire, par exemple devenir mécanicienne est maintenant possible pour les femmes. Les industries fonctionnent de nouveau grâce au travail des femmes, la majorité des ressources crées sont pour les soldats à la guerre, il y a donc des pénuries dans le pays et une forte mortalité de civils s’ensuit.

Les femmes doivent donc aussi s’occuper des enfants et de la procréation, pour assurer l’avenir et la sûreté du pays. Ce poids va être plus pesant pendant la période du régime de Vichy. En effet, la femme est renvoyée dans son foyer et s’occupe de ses enfants, son travail ne doit pas empiéter sur sa vie familiale et elle ne doit donc pas être salariée. L’embauche des femmes devient une interdiction. Cependant, en 1942 la loi empêchant les femmes mariées de travailler est suspendues car la main d’œuvre se fait de plus en plus rare, du fait que les hommes sont à la guerre et les femmes obligées de rester au foyer.

La femme aujourd’hui dans le monde du travail

Dans les années qui succèdent la Seconde Guerre Mondiale, les rôles que la société avait donnés aux femmes vont permettre à ces dernières d’intégrer le marché du travail et d’affirmer leur indépendance peu à peu après cette guerre, les maris étant jusque-là les chefs de famille, ils avaient autorité sur leurs femmes, cela va donc changer. Des lois sont créés pour que les femmes aient les mêmes droits ; la loi de 1965 affirme que la femme peut exercer une activité professionnelle sans l’accord de son mari et la loi de 1972 certifie une égalité des salaires femme/homme, plusieurs lois en lien avec le travail des femmes sont misent en place par la suite. Avec toutes ces sûretés liées au travail, le nombre de  femmes travaillant augmente de 27 points entre les années 1940 et 2013 passant de 40% à 67%.

Cependant, des inégalités persistent ; à travail égal, le salaire peut varier entre un homme et une femme ce qui est passible d’une amende très élevée pour l’entreprise en question. Cela n’empêche toutefois pas les entreprises de transgresser les lois contre l’égalité. La loi du 9 novembre 2010 défend ces différences de salaires et interdits les discriminations dans l’embauche des femmes. Il y a également toujours des différences au niveau du choix des métiers. En effet, en France seulement 3% des “business angel”, c’est-à-dire des personnes qui investissent dans des entreprises innovantes en début d’activité, sont des femmes. Le manque de « femmes d’affaires » est donc une donnée représentative des inégalités et des préjugés que les hommes peuvent avoir envers les femmes dans le monde du travail. Néanmois, il existe des exceptions, comme Christine Lagarde (Cf portrait) femme d’affaires française puissante dans l’économie ou Esther Duflo (Cf portrait) qui elle est une économiste importante pour le monde, ces femmes sont donc un emblème de la parité femme/homme dans l’économie.

L’importance des femmes : un moyen d’améliorer l’économie

La Seconde Guerre Mondiale a eu un rôle important dans l’amélioration de l’économie. Les lois crées pour les femmes par la suite de cette guerre vont permettre aux femmes d’accéder au monde du travail plus facilement qu’auparavant et de devenir qualifiées dans tous les domaines ainsi ces changements vont amener une augmentation de l’économie.

Pour commencer, pendant les années de guerre 1939-1945, les femmes ont eu des responsabilités importantes, métiers d’armement, comme le pilotage de chars, ou encore soutien économique et morale. Cependant, avec la fin de la guerre, ces dernières doivent retourner dans leur foyer ce qui n’est pas de l’avis de toutes les femmes. En effet, dans les années qui succèdent la guerre, Simone de Beauvoir écrit Le Deuxième Sexe et parle de la liberté économique de la femme à l’égard de son mari. Un mouvement va voir le jour pour amener l’égalité des sexes, le féminisme. Ce mouvement voit dans l’égalité salariale un objectif à atteindre. Il y a donc là, dans les mouvements pour l’égalité, des objectifs économiques certains.

Malgré plusieurs années, cet objectif n’est pas atteint. Mais grâce aux nombreuses manifestations et aux nombreux mouvements féministes la question du travail est plus souvent abordé. Ainsi, avant la Seconde Guerre Mondiale les salaires des femmes étaient confiés à leurs maris, elles n’avaient aucun droit dessus, et leurs salaires ne constituaient qu’une part minime dans le PIB, puis les femmes se sont affirmées, permettant des progrès économiques. En effet, comme les femmes ne sont plus des femmes au foyer, les tâches ménagères ne peuvent plus être tout le temps faites. Les entreprises innovent et créés de nouvelles inventions ; l’électroménager devient courant et moins cher qu’auparavant, l’économie augmente fortement et rapidement et les emplois aussi, les trente glorieuses commence et prendront fin en 1973.

La mixité à l’école, un tremplin vers une égalité

Dans les années 1960, la majorité des écoles deviennent mixtent. En effet, avant les écoles ne l’étaient pas, il y avait des programmes précis pour fille et garçon, une différenciation forte, car les filles se préparaient à leur vie de mère au foyer alors que les garçons eux faisaient des travaux manuels pour les préparer à soutenir leur futur foyer : la société les prédisposaient à devenir les chefs de leur future famille. Donc, pour assurer l’égalité femme/homme qui augmente dans tous les domaines, les écoles deviennent mixtent. Par ailleurs, l’une des grandes écoles d’ingénieurs ouvre ses portes aux filles en 1972 et une femme se fait remarquer : Anne Chopinet (Cf portrait) qui devient la première femme diplômée de l’Ecole Polytechnique. Évidemment, encore aujourd’hui des écoles non-mixtes existent, comme la Légion d’honneur.

La mixité à l’école apporte une nouvelle vision du travail des femmes, malgré le fait que les femmes ont encore des discriminations, leurs diplômes sont reconnus de l’état. Leurs droits ont évolué et sont égaux à ceux des hommes en politique. Néanmoins, la mixité dans les écoles fait débat. Les filles sont discriminées par rapport aux garçons et/ou inversement, il n’y a pas d’égalité complète. Cette mixité est donc bénéfique, mais dans certains cas être un problème dans l’éducation.

Portrait Anne Chopinet

Anne Chopinet est une femme importante pour le 20ème siècle. En effet, elle fut la première femme à intégrer l’École Polytechnique française en 1972 en étant classée première dans son concours d’entrée. Elle fait ses études au lycée Jules Ferry à Paris pour ensuite accéder aux classes préparatoires du lycée Condorcet, en maths supérieurs et maths spéciales. A la suite de l’École polytechnique elle devient ingénieure. Par la suite, elle deviendra présidente de l’ERAP (Entreprise de Recherches et d’Activités Pétrolières) avant sa dissolution en  2010. Cette femme est donc une icône de la femme libérée et insoumise face à la majorité masculine.

Portrait Esther Duflo

Esther Duflo, économiste française est une figure importante de la femme en économie. En effet, après une thèse en doctorat en 1999 dans le département d’économie du MIT, Massachusetts Institute of Technology, elle devient officiellement professeur en 2004. Par la suite, en 2010, elle reçoit la médaille John Bates Clark pour sa contribution importante dans l’économie de développement et pour ses connaissances dans ce sujet. Enfin, en 2011, elle obtient la médaille de l’innovation du CNRS pour ses recherches sur le plan économique et sociétal. Son parcours montre qu’une femme peut être aussi compétente qu’un homme dans des rôles économistes hauts gradés.

Portrait Christine Lagarde

Christine Lagarde est actuellement la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) mais elle est aussi depuis 2005 une femme politique française. C’est l’une des femmes les plus importantes en économie puisqu’elle est la première femme à présider le Comité stratégique en 2004. Par la suite, en 2007, elle est nommée ministre des Finances et de l’économie, c’est encore une première qu’une femme soit nommée à ce poste. Enfin, en juillet 2011, elle est à la tête du FMI, elle sera encore la première femme à occuper ce poste. Christine Lagarde, est donc une icône du fait qu’elle occupe et occupait des postes où seulement des hommes avaient été nommés. Et la veille de la journée internationale de la femme, le mercredi 7 mars 2018, elle affirmait que son poste n’a pas été facile d’accès en raison du fait qu’elle soit une femme.

Le rôle familial des femmes

Qu’est-ce que la femme ? Selon l’homme au XXe siècle, pas grande chose. Elle n’est destinée qu’aux tâches ménagères ainsi qu’à procréer.

Bien, avant que les droits des femmes ne soient reconnus, la femme vivait sous l’autorité de son mari dont elle lui donnait “une soumission aveugle » et “une subordination totale”.

À l’image que se faisait la société d’après guerre de la femme, celle-ci doit respect et obéissance à son époux, “elle n’est que servante à ses yeux plutôt qu’une compagne”. Elle s’occupe du ménage, de la cuisine, du repassage… Elle était généralement debout lors du dîner, derrière l’homme et mange quand celui-ci a fini et bien sûr le vouvoiement prônait sur le tutoiement. Enfin, les sentiments d’affections étaient au second plan chez le couple. Tout semble « cliché » aujourd’hui, cependant, c’était bel et bien la situation familiale et conjugale de l’époque.

Malgré cela, la société a évolué et s’est progressivement écartée de la sphère de la vie familiale devenant celle de la vie privé du couple. On peut dire que la femme s’est “rebellée” et n’a plus suivit les codes qui lui étaient imposés depuis des siècles. Elle a commencé à être moins à la maison et plus au travail, sans forcément délaisser son rôle de mère. La femme laissée de côté au sein des décisions familiales, participe désormais, de par des compromis, notamment, concernant les tâches ménagères. Malgré tout, la libération du statut de  » Femme  » a été très compliquée. En effet, même si la femme est aujourd’hui, reconnue en tant qu’individu et “égale” à l’homme, il persiste néanmoins des inégalités. Que ce soit, au niveau des salaires, de la hiérarchie au sein de l’entreprise, l’accès à certains corps de métier (politique, économie, gendarmerie, armée …) .

 

MFPF / Planning familial (1956)

Créée en 1956 sous le nom de « La maternité heureuse », l’association réunissait des femmes et des hommes décidés à changer la loi de 1920 qui interdisait l’avortement, ainsi que l’utilisation et la diffusion de contraceptif en France. En 1960, l’association devient le « Mouvement Français pour Le Planning Familial » (MFPF) dit « Le Planning Familial ».

Le Planning Familial est un mouvement militant qui défend le droit à la contraception, à l’avortement, et même à l’éducation à la sexualité. Il dénonce et combat toutes les formes de violence, lutte contre le SIDA et l’IST, contre toutes les formes de discrimination et contre les inégalités sociales et prend en charge des IVG en apportant leurs aides. Un rôle d’éducation, d’information et d’accompagnement dans le domaine de la sexualité. Ils peuvent notamment aider à choisir sa contraception.

Le gouvernement a ouvert des centres publics aux fonctions similaires, à savoir les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF). Il existe au moins un CPEF ou un centre de Planning familial dans chaque département.

Cette association a beaucoup aidé les femmes depuis, surtout pour l’IST, comme le SIDA. Elle permet aux femmes de se sentir en confiance et de se confier dans des situations problématiques et des problèmes de santé de ce genre. Le planning familial est un soutien énorme pour l’avenir des femmes.

La femme libérée

Des figures emblématiques

La figure la plus iconique dans le domaine de la libération des femmes, n’est autre que Simone Veil née en 1927 et morte en 2017. Cette femme issue d’une famille juive, à changé complètement la vision de la femme par l’homme. Malgré son histoire en tant que déporté à Auschwitz à 17 ans, elle a réussi à se relever et à faire parler d’elle avec ses efforts et ses convictions qu’elle a mit en pratique au service de l’état et dans la vie politique, car, elle a été ministre de la Santé en 1974 à l’assemblé national. Ce qui lui a permis de gravir les échelons se serait la croyance envers les femmes et les droits de celle-ci surtout dans le domaine de la santé, car elle-même est une femme et une féministe dévouée.

Mais ce n’est pas la seule qui à contribué à la libération de la femme, Louise Weiss, dite “mère de Europe “ née en 1893 et morte en 1983 ,  issue d’une famille protestante d’Alsace . Elle était une féministe engagée dans les luttes pour le droit des femmes vers les années 1930. Elle a été résistante durant la période de l’occupation. Louise Weiss se présente comme une “amoureuse de l’Europe ”, car elle est contente du chemin qu’elle a parcourue pour en arriver là ou elle était ( Lors du discours au Parlement européen en juin 1979.

On peut citer encore Simone de Beauvoir née en 1908 et morte en 1986 à paris. Elle se fait connaître en 1949 avec la publication de son essai féministe et existentialiste “Le Deuxième Sexe”. Les mouvements féministes la nomment comme une “pionnière de la libération de la femme”, elle a démontré durant sa vie que l’on peut être une femme et mener une existence indépendante et libre.

L’évolution de la contraception et de l’interruption de grossesse

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, on observe une prise de conscience des personnes qui seront les fondateurs dans l’avancée du droit des femmes qui disposent de leur corps. Tout d’abord, l’IVG n’a pas été acceptée et autorisée par l’état avant le 17 janvier 1975 et son remboursement par la sécurité sociale sera voté qu’en 1982. Premièrement, l’interruption de grossesse a été un combat difficile pour la légalisation de celui-ci. En 1971, 343 femmes dont certaines célébrités comme Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Marguerite Duras reconnaissent avoir déjà avorté. On les nommait les 343 salopes. En 1972, a lieu le procès de Bobigny dont Marie-Claire, 17 ans, jugée pour avoir avorté après un viol.

Enfin, en 1975, la loi sur l’IVG consacre la liberté de choix de la femme et l’acceptation de cette loi a pu être permise par Simone Veil.

Depuis 1999, la pilule du lendemain ou pilule de contraception d’urgence (PCU) est disponible dans les pharmacies sans prescription médicale. À partir de 2002, elle est délivrée gratuitement et anonymement par les pharmaciens aux mineures qui en font la demande.

Le droit des femmes à disposer de leur corps

La première loi qui marqua un tournant dans la lutte des droits des femmes est la loi Neuwirth. Le 18 mai 1966, le député Lucien Neuwirth dépose une proposition de loi pour libéraliser la contraception et légaliser la pilule.

Elle est adoptée le 19 décembre 1967. La contraception a cette époque, n’est autorisée pour les mineures (la majorité est alors à 21 ans) que si elles disposent de l’accord écrit d’un des parents. La loi du 4 décembre 1974 décret que la pilule est désormais remboursée par la sécurité sociale et les Centres de planification peuvent la délivrer gratuitement et anonymement à des mineures. La majorité étant abaissée à 18 ans (depuis juillet 1974), le consentement parental est éliminé pour celles qui ont entre 18 et 21 ans.

Mouvements et Associations Féministes

De plus en plus, le statut de la femme va prendre plus de place dans la société. Ainsi, les femmes vont alors mettre en place des mouvements, des groupes afin de faire entendre leur voix et militer contre les injustices de la société.

Fondé en avril 1973, le MLAC est une association féministe dont le but premier est de rencontrer les femmes dans les permanences et les aider à avorter en organisant leur voyage vers l’Angleterre et la Hollande ou en réalisant leur avortement sur place. Cependant, il lutte pour l’avortement par l’organisation de campagnes, de manifestations. Quand la loi Veil est adoptée, le MLAC n’ayant plus de raison d’être disparaît progressivement. L’action des militantes du MLAC est relayée par les maisons des femmes à partir de 1977 (création de la Maison des femmes à Paris). Le siège de l’association à Paris se trouve précisément à la Maison des femmes.

Enfin, en 1975, la loi sur l’IVG consacre la liberté de choix de la femme et l’acceptation de cette loi a pu être permise par Simone Veil.

Depuis 1999, la pilule du lendemain ou pilule de contraception d’urgence (PCU) est disponible dans les pharmacies sans prescription médicale. À partir de 2002, elle est délivrée gratuitement et anonymement par les pharmaciens aux mineures qui en font la demande.

Une vague de féminisme s’est propagée dans les années 1960. Les féministes revendiquaient leur droit à disposer de leur corps et à contrôler la maternité, d’où vient le slogan “Un enfant quand je veux et si je veux “. Un groupe de féministe se crée et s’étend vers la fin des années 1960. Les femmes mettent en place des mouvements de foule afin de se faire entendre et d’obtenir davantage de droits en terme d’égalité surtout concernant leur droit à disposer de leur corps.(voir article les Femen) .

Par ailleurs , le Mouvement de Libération des Femmes (MLF)  est créé le 26 août 1970 par l’une des fondatrice Antoinette Fouque. C’est un mouvement féministe créé dans le but de lutter contre toutes les différentes formes d’oppressions et de misogynie, militer pour le droit à la contraception et à l’avortement en France et bien sûr obtenir l’égalité de tous les droits, moraux, sexuels, juridiques, économiques entre les hommes et les femmes. Ce mouvement a su faire évoluer les mœurs. Ainsi, ces mouvements auront permis aux femmes de s’exprimer et d’obtenir davantage de droits (voir article Le planning Familial).  

Les Femen

Les Femen sont un mouvement féministe créé en 2008 à Kiev en Ukraine. Les militantes de cette organisation défendent les droits des femmes. Créé par Anna Hutsol, ce groupe dispose de figures médiatiques comme Inna Shevchenko qui est l’une des représentantes dans le monde entier .

Le mouvement à d’abords protesté contre les conditions des femmes et principalement des étudiantes en Ukraine, avant d’élargir leurs actions à d’autres pays et à d’autres causes. La première fois qu’elles ont fait parler d’elles, elles ont protesté contre le boom du tourisme sexuel, déguisées en prostituées.

Depuis septembre 2012, les militantes de Femen ont établi une base arrière à Paris dans le 18e arrondissement. Elles espèrent pouvoir continuer à faire entendre leur voix tout en recrutant en France comme à l’étranger. Des membres de leur camp ont rencontré des problèmes en Ukraine, où plusieurs féministes ont été enlevées, elles font donc leurs actions depuis Paris.

À sa fondation, Elles manifestent habillées mais personne ne prêtaient attention à eux, et un jour elles ont enlevé le haut et tous à changer. Inna explique :  « On veut justement casser cette idée de femme-objet en donnant une nouvelle image de la nudité féminine, pour qu’elle devienne le symbole de la lutte des femmes, de leur liberté et leur indépendance. Montrer ses seins dans la rue permet de créer un choc : les hommes se retournent, ça les attire, ils croient que c’est pour eux. Et, d’un coup, on crie nos slogans. Nos seins sont agressifs, et ils parlent ! On utilise notre corps comme un manifeste » .

Ainsi, elles enlèvent le haut pour attirer le regard des photographes et des caméras de partout pour donner à voir et à entendre leurs slogans féministes pour marquer les esprits. Elles souhaitent ainsi dénoncer le machisme de la société actuelle, la prostitution, le tourisme sexuel, ou le harcèlement dont son victimes les femmes. Le nouveau slogan des femen en 2013 était « You don’t buy. I don’t sell (vous n’achetez pas, je ne vends pas). Pas de demande, pas d’offre ».