La conquête de la politique en France par les femmes

(ndlr : cet article est général et ramène vers des articles sur des sujets plus spécifiques qui traitent en profondeur des parties du texte ci-dessous.)

Au Moyen-Âge, la femme était très présente dans la vie politique. Cette égalité a été contestée par la Monarchie. Notamment par le roi d’Espagne, Phillipe IV qui, rédigeant les lois autour de la succession de ses enfants, définit la femme comme ne pouvant avoir un rôle politique. Heureusement, la Révolution apporte une rébellion des femmes qui se battent pour qu’elles aient une place dans la vie politique.

Au XXème siècle, la femme commence peu à peu à avoir une place solide dans les différentes institutions politiques tels que le Sénat ou l’Assemblée Nationale. Les guerres apportent cependant de nombreux changements. C’est le cas de la Seconde Guerre Mondiale qui amène au pouvoir le régime de Vichy, un régime autoritaire et totalitaire. Un régime totalitaire est un régime politique dans lequel un parti unique détient la totalité des pouvoirs et ne tolère aucune opposition. C’est le monopartisme. Ce régime dirigés par le Maréchal Pétain, renvoie à travers de nombreuses lois la femme à ses “fonctions primaire”. Ainsi, un quelconque rôle de la femme en politique est donc inenvisageable. La fin de la Seconde Guerre Mondiale et de ce régime change donc radicalement les choses. C’est ainsi que les femmes obtiennent le 21 avril 1944 le droit de voter. A partir de ce moment, la femme peut donc participer à l’élection du président, mais elle ne participe donc qu’indirectement à la politique de son pays, les politiciens restent très majoritairement masculins, avec une évolution faible observé au cours des années.

Cette évolution a pus être permise par des lois assurant l’équité des de sexes dans le domaine, comme l’article 3 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui “garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme”. L’accès à la politique est donc incontestable pour les femmes. C’est ainsi qu’en 1947, Germaine Poinso-Chapuis est nommée la première femme ministre, dans le domaine de la “Santé publique et population”.

Après cela, quelques politiciennes se succèdent sans avancés ou événements notable. Cependant, l’année 1974 est un tournant majeur dans la conquête de la politique par les femmes. En effet, c’est cette année qu’est élu le président Valéry Giscard d’Estaing. Cet homme souhaite moderniser la politique. Il dit entendre les revendications des femmes. C’est ainsi qu’il nomme des femmes ministres, comme Simone Veil à la santé. Cette même année est alors crée le “Secrétariat d’Etat à la condition féminine” occupée par Françoise Giroud. Elle y lance “cent une mesures en faveur des femmes”. Après cela, elle décida de quitter le pouvoir car elle ne souhaitait pas faire “figuration”. Elle a fait ce qu’elle souhaitait faire.

Aujourd’hui, de nombreuses femmes participent en politique et l’avancée est certaine. En théorie, elles peuvent autant exercer une fonction politique qu’un homme. Cependant, dans les faits, le monde politique est très masculin. Cela est explicable par plusieurs raisons. D’abord, les fondamentaux de la politique ont été faites par des hommes. Les femmes se sentent généralement exclues de ce monde majoritairement masculin. De plus, les valeurs transmises de générations en générations sont parfois machistes. L’idée que la politique est réservées aux hommes reste très ancrées dans certaines familles. De plus, dans certains parties, les hommes préfèrent élurent d’autres hommes au primaire. C’est notamment pour cette raison que la lois instaure un quota homme/femme dans les parties comme le préconise la loi du 6 juin 2000 qui oblige les parties politiques à présenter autant d’homme que de femme lors des scrutins de listes avec un écart toléré de 2% maximum. Cette lois instaure également un système de retenue financière s’ils ne respectent pas la parité.

Comme nous l’avons vu précédemment, il y a eu une évolution dans la part des femmes présentes aux politiques grâce aux lois mais également aux mentalités qui tendent à changer. C’est ainsi qu’en 2012 l’Assemblée Nationale comprenait 26.9% de femmes. En 2017, elles en comptaient désormais 38.7%, soit une croissance de 11.8 points de pourcentage selon une étude de l’INSEE. De même, en 1952, les femmes représentaient 2.5% des sénateurs. En 2017, elles en représentaient 29.2% soit un écart de 26.7 points de pourcentage selon la même étude. Cette croissance tend à croire que la parité en politique pourras être atteinte dans quelques années.

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