Les femmes sous le régime de Vichy

« Travail, famille, patrie » tel est la devise du Régime de Vichy. Dans cette devise, la femme occupe une place très importante puisque son rôle est de maintenir et gérer sa famille.

      Pétain, à travers son idéologie, renvoie la femme à sa « fonction primaire ». Son rôle est ainsi de s’occuper de ses enfants et de faire perdurer sa génetique. Ainsi, c’est un réel retour en arrière. La journée typique d’une femme est de rester à la maison pour s’occuper des enfants, faire le ménage et la cuisine.

Pour empêcher les femmes de sortir de ce schéma, le gouvernement de Vichy crée des lois afin d’interdire plusieurs choses : 

Le 11 octobre 1940, les femmes sont interdites d’être embauchées.

Le 15 février 1942, l’avortement est considéré comme « un crime contre la sûreté de l’Etat ».

Le 2 avril 1941, la loi interdit de divorcer avant 3 ans de mariage.

Fort heureusement, la fin de la guerre cessa cette idéologie en gardant comme souvenir la « Fête des mères »

Portrait de Simone Veil

Durant la Seconde Guerre mondiale, Simone Veil est déportée à l’âge de 16 ans dans le camp d’extermination d’Auschwitz car elle est juive. Elle y perd des membres chères dont sa mère, son frère et son père, mais s’en sort indemne.

Durant le quinquennat de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil est élu « ministre de la Santé ». Elle assume donc la lourde tâche de légaliser, mais également d’encadrer l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Elle apparaît alors comme un symbole du féminisme et sa popularité est au point culminant.

En 1979, elle est élue « Présidente du Parlement européen ». C’est la première femme à occuper ce poste.

Simone Veil enchaîna ensuite les postes les plus hauts comme « ministre d’Etat », « ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville », …

Cependant, en tenant compte de notre sujet, il est important de surligner que Simone de Beauvoir a permis une libération de la femme et a permis aux femmes de décider d’avoir un enfant et non plus de le subir.

Elle a montré au grand jour une hypocrisie qui cachait les nombreux avortements clandestins qui consistaient à : 

– Avaler des grandes quantités de médicaments comme de la nivaquine
– Se porter des coups sur le ventre,  le serré très fort
– S’injecter dans l’utérus des produits dangereux comme de l’eau de Javel
– S’enfoncer dans le vagin des objets pointu
La décision de Simone Veil a donc été un soulagement pour beaucoup de femmes

« Être électrice et éligible »

Le droit de vote des femmes n’a pas été facile à obtenir en France. Il est le résultat d’une longue bataille menée par les militantes.

En effet, la place occupée par les femmes dans la Résistance et au second plan a été indispensable à la victoire de la Seconde Guerre Mondiale. Après cela, les femmes réclament de droit de vote et leurs implications durant la guerre incita le Général de Gaulle à accorder plus de droit aux femmes et notamment le droit de votes. La France est l’un des pays où les femmes ont obtenus le droit de voter le plus tardivement.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative d’Alger adopte une nouvelle loi autorisant les femmes à être “électrices et éligibles” avec 51 voix pour contre 16 voix. Cela signifie qu’elles peuvent voter mais également se faire élire

Le 21 avril, le Général de Gaulle rédige l’article 17 d’une Ordonnance qui prévoit que la femme est électrice et éligible dans les mêmes conditions que l’homme.

Un an plus tard, le 20 avril 1945, les femmes peuvent appliquer pour la première fois cette loi en votant lors des élections municipales. 12 millions de femmes allèrent voter ce jour-ci.

La loi permet également à une femme d’être éligible. C’est ainsi que le 24 décembre 1946 les femmes entrent au Sénat. Sur un total de 314 sièges, seul 21 sont occupés par des femmes soit 5.5% de l’ensemble des sénateurs. En 2001, les femmes occupaient 35 sièges, soit 11%. Aujourd’hui, elles en possèdent 110 soit 31.8%. L’égalité se fait donc progressivement et n’est pas total, aujourd’hui encore.

source : Insee, Sénat

Le sénat n’est pas la seule institution où les femmes restent en minorité. A l’Assemblée Nationale par exemple, les femmes sont sous-représentées. Cependant, les inégalités se réduisent également peu à peu.

source : Insee

Le droit de voter et à être éligible est d’une importance majeur puisque cela a permis aux femmes de participer activement à la vie politique du pays et donc de faire évoluer les droits des femmes.

 

La conquête de la politique en France par les femmes

(ndlr : cet article est général et ramène vers des articles sur des sujets plus spécifiques qui traitent en profondeur des parties du texte ci-dessous.)

Au Moyen-Âge, la femme était très présente dans la vie politique. Cette égalité a été contestée par la Monarchie. Notamment par le roi d’Espagne, Phillipe IV qui, rédigeant les lois autour de la succession de ses enfants, définit la femme comme ne pouvant avoir un rôle politique. Heureusement, la Révolution apporte une rébellion des femmes qui se battent pour qu’elles aient une place dans la vie politique.

Au XXème siècle, la femme commence peu à peu à avoir une place solide dans les différentes institutions politiques tels que le Sénat ou l’Assemblée Nationale. Les guerres apportent cependant de nombreux changements. C’est le cas de la Seconde Guerre Mondiale qui amène au pouvoir le régime de Vichy, un régime autoritaire et totalitaire. Un régime totalitaire est un régime politique dans lequel un parti unique détient la totalité des pouvoirs et ne tolère aucune opposition. C’est le monopartisme. Ce régime dirigés par le Maréchal Pétain, renvoie à travers de nombreuses lois la femme à ses “fonctions primaire”. Ainsi, un quelconque rôle de la femme en politique est donc inenvisageable. La fin de la Seconde Guerre Mondiale et de ce régime change donc radicalement les choses. C’est ainsi que les femmes obtiennent le 21 avril 1944 le droit de voter. A partir de ce moment, la femme peut donc participer à l’élection du président, mais elle ne participe donc qu’indirectement à la politique de son pays, les politiciens restent très majoritairement masculins, avec une évolution faible observé au cours des années.

Cette évolution a pus être permise par des lois assurant l’équité des de sexes dans le domaine, comme l’article 3 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui “garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme”. L’accès à la politique est donc incontestable pour les femmes. C’est ainsi qu’en 1947, Germaine Poinso-Chapuis est nommée la première femme ministre, dans le domaine de la “Santé publique et population”.

Après cela, quelques politiciennes se succèdent sans avancés ou événements notable. Cependant, l’année 1974 est un tournant majeur dans la conquête de la politique par les femmes. En effet, c’est cette année qu’est élu le président Valéry Giscard d’Estaing. Cet homme souhaite moderniser la politique. Il dit entendre les revendications des femmes. C’est ainsi qu’il nomme des femmes ministres, comme Simone Veil à la santé. Cette même année est alors crée le “Secrétariat d’Etat à la condition féminine” occupée par Françoise Giroud. Elle y lance “cent une mesures en faveur des femmes”. Après cela, elle décida de quitter le pouvoir car elle ne souhaitait pas faire “figuration”. Elle a fait ce qu’elle souhaitait faire.

Aujourd’hui, de nombreuses femmes participent en politique et l’avancée est certaine. En théorie, elles peuvent autant exercer une fonction politique qu’un homme. Cependant, dans les faits, le monde politique est très masculin. Cela est explicable par plusieurs raisons. D’abord, les fondamentaux de la politique ont été faites par des hommes. Les femmes se sentent généralement exclues de ce monde majoritairement masculin. De plus, les valeurs transmises de générations en générations sont parfois machistes. L’idée que la politique est réservées aux hommes reste très ancrées dans certaines familles. De plus, dans certains parties, les hommes préfèrent élurent d’autres hommes au primaire. C’est notamment pour cette raison que la lois instaure un quota homme/femme dans les parties comme le préconise la loi du 6 juin 2000 qui oblige les parties politiques à présenter autant d’homme que de femme lors des scrutins de listes avec un écart toléré de 2% maximum. Cette lois instaure également un système de retenue financière s’ils ne respectent pas la parité.

Comme nous l’avons vu précédemment, il y a eu une évolution dans la part des femmes présentes aux politiques grâce aux lois mais également aux mentalités qui tendent à changer. C’est ainsi qu’en 2012 l’Assemblée Nationale comprenait 26.9% de femmes. En 2017, elles en comptaient désormais 38.7%, soit une croissance de 11.8 points de pourcentage selon une étude de l’INSEE. De même, en 1952, les femmes représentaient 2.5% des sénateurs. En 2017, elles en représentaient 29.2% soit un écart de 26.7 points de pourcentage selon la même étude. Cette croissance tend à croire que la parité en politique pourras être atteinte dans quelques années.