La femme libérée

Des figures emblématiques

La figure la plus iconique dans le domaine de la libération des femmes, n’est autre que Simone Veil née en 1927 et morte en 2017. Cette femme issue d’une famille juive, à changé complètement la vision de la femme par l’homme. Malgré son histoire en tant que déporté à Auschwitz à 17 ans, elle a réussi à se relever et à faire parler d’elle avec ses efforts et ses convictions qu’elle a mit en pratique au service de l’état et dans la vie politique, car, elle a été ministre de la Santé en 1974 à l’assemblé national. Ce qui lui a permis de gravir les échelons se serait la croyance envers les femmes et les droits de celle-ci surtout dans le domaine de la santé, car elle-même est une femme et une féministe dévouée.

Mais ce n’est pas la seule qui à contribué à la libération de la femme, Louise Weiss, dite “mère de Europe “ née en 1893 et morte en 1983 ,  issue d’une famille protestante d’Alsace . Elle était une féministe engagée dans les luttes pour le droit des femmes vers les années 1930. Elle a été résistante durant la période de l’occupation. Louise Weiss se présente comme une “amoureuse de l’Europe ”, car elle est contente du chemin qu’elle a parcourue pour en arriver là ou elle était ( Lors du discours au Parlement européen en juin 1979.

On peut citer encore Simone de Beauvoir née en 1908 et morte en 1986 à paris. Elle se fait connaître en 1949 avec la publication de son essai féministe et existentialiste “Le Deuxième Sexe”. Les mouvements féministes la nomment comme une “pionnière de la libération de la femme”, elle a démontré durant sa vie que l’on peut être une femme et mener une existence indépendante et libre.

L’évolution de la contraception et de l’interruption de grossesse

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, on observe une prise de conscience des personnes qui seront les fondateurs dans l’avancée du droit des femmes qui disposent de leur corps. Tout d’abord, l’IVG n’a pas été acceptée et autorisée par l’état avant le 17 janvier 1975 et son remboursement par la sécurité sociale sera voté qu’en 1982. Premièrement, l’interruption de grossesse a été un combat difficile pour la légalisation de celui-ci. En 1971, 343 femmes dont certaines célébrités comme Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Marguerite Duras reconnaissent avoir déjà avorté. On les nommait les 343 salopes. En 1972, a lieu le procès de Bobigny dont Marie-Claire, 17 ans, jugée pour avoir avorté après un viol.

Enfin, en 1975, la loi sur l’IVG consacre la liberté de choix de la femme et l’acceptation de cette loi a pu être permise par Simone Veil.

Depuis 1999, la pilule du lendemain ou pilule de contraception d’urgence (PCU) est disponible dans les pharmacies sans prescription médicale. À partir de 2002, elle est délivrée gratuitement et anonymement par les pharmaciens aux mineures qui en font la demande.

Le droit des femmes à disposer de leur corps

La première loi qui marqua un tournant dans la lutte des droits des femmes est la loi Neuwirth. Le 18 mai 1966, le député Lucien Neuwirth dépose une proposition de loi pour libéraliser la contraception et légaliser la pilule.

Elle est adoptée le 19 décembre 1967. La contraception a cette époque, n’est autorisée pour les mineures (la majorité est alors à 21 ans) que si elles disposent de l’accord écrit d’un des parents. La loi du 4 décembre 1974 décret que la pilule est désormais remboursée par la sécurité sociale et les Centres de planification peuvent la délivrer gratuitement et anonymement à des mineures. La majorité étant abaissée à 18 ans (depuis juillet 1974), le consentement parental est éliminé pour celles qui ont entre 18 et 21 ans.

Mouvements et Associations Féministes

De plus en plus, le statut de la femme va prendre plus de place dans la société. Ainsi, les femmes vont alors mettre en place des mouvements, des groupes afin de faire entendre leur voix et militer contre les injustices de la société.

Fondé en avril 1973, le MLAC est une association féministe dont le but premier est de rencontrer les femmes dans les permanences et les aider à avorter en organisant leur voyage vers l’Angleterre et la Hollande ou en réalisant leur avortement sur place. Cependant, il lutte pour l’avortement par l’organisation de campagnes, de manifestations. Quand la loi Veil est adoptée, le MLAC n’ayant plus de raison d’être disparaît progressivement. L’action des militantes du MLAC est relayée par les maisons des femmes à partir de 1977 (création de la Maison des femmes à Paris). Le siège de l’association à Paris se trouve précisément à la Maison des femmes.

Enfin, en 1975, la loi sur l’IVG consacre la liberté de choix de la femme et l’acceptation de cette loi a pu être permise par Simone Veil.

Depuis 1999, la pilule du lendemain ou pilule de contraception d’urgence (PCU) est disponible dans les pharmacies sans prescription médicale. À partir de 2002, elle est délivrée gratuitement et anonymement par les pharmaciens aux mineures qui en font la demande.

Une vague de féminisme s’est propagée dans les années 1960. Les féministes revendiquaient leur droit à disposer de leur corps et à contrôler la maternité, d’où vient le slogan “Un enfant quand je veux et si je veux “. Un groupe de féministe se crée et s’étend vers la fin des années 1960. Les femmes mettent en place des mouvements de foule afin de se faire entendre et d’obtenir davantage de droits en terme d’égalité surtout concernant leur droit à disposer de leur corps.(voir article les Femen) .

Par ailleurs , le Mouvement de Libération des Femmes (MLF)  est créé le 26 août 1970 par l’une des fondatrice Antoinette Fouque. C’est un mouvement féministe créé dans le but de lutter contre toutes les différentes formes d’oppressions et de misogynie, militer pour le droit à la contraception et à l’avortement en France et bien sûr obtenir l’égalité de tous les droits, moraux, sexuels, juridiques, économiques entre les hommes et les femmes. Ce mouvement a su faire évoluer les mœurs. Ainsi, ces mouvements auront permis aux femmes de s’exprimer et d’obtenir davantage de droits (voir article Le planning Familial).  

Les Femen

Les Femen sont un mouvement féministe créé en 2008 à Kiev en Ukraine. Les militantes de cette organisation défendent les droits des femmes. Créé par Anna Hutsol, ce groupe dispose de figures médiatiques comme Inna Shevchenko qui est l’une des représentantes dans le monde entier .

Le mouvement à d’abords protesté contre les conditions des femmes et principalement des étudiantes en Ukraine, avant d’élargir leurs actions à d’autres pays et à d’autres causes. La première fois qu’elles ont fait parler d’elles, elles ont protesté contre le boom du tourisme sexuel, déguisées en prostituées.

Depuis septembre 2012, les militantes de Femen ont établi une base arrière à Paris dans le 18e arrondissement. Elles espèrent pouvoir continuer à faire entendre leur voix tout en recrutant en France comme à l’étranger. Des membres de leur camp ont rencontré des problèmes en Ukraine, où plusieurs féministes ont été enlevées, elles font donc leurs actions depuis Paris.

À sa fondation, Elles manifestent habillées mais personne ne prêtaient attention à eux, et un jour elles ont enlevé le haut et tous à changer. Inna explique :  « On veut justement casser cette idée de femme-objet en donnant une nouvelle image de la nudité féminine, pour qu’elle devienne le symbole de la lutte des femmes, de leur liberté et leur indépendance. Montrer ses seins dans la rue permet de créer un choc : les hommes se retournent, ça les attire, ils croient que c’est pour eux. Et, d’un coup, on crie nos slogans. Nos seins sont agressifs, et ils parlent ! On utilise notre corps comme un manifeste » .

Ainsi, elles enlèvent le haut pour attirer le regard des photographes et des caméras de partout pour donner à voir et à entendre leurs slogans féministes pour marquer les esprits. Elles souhaitent ainsi dénoncer le machisme de la société actuelle, la prostitution, le tourisme sexuel, ou le harcèlement dont son victimes les femmes. Le nouveau slogan des femen en 2013 était « You don’t buy. I don’t sell (vous n’achetez pas, je ne vends pas). Pas de demande, pas d’offre ».